lundi 3 août 2009

Où c’est donc ?


Pour faire la suite de mon post précédent, je voudrais envoyer quelques fleurs à un site très utile qui s'est bien amélioré depuis peu.

En plus de catégoriser et de décrire de façon la plus complète possible lorsque je téléverse des images sur Wikimedia Commons, j'essaie également de géolocaliser mes photos. C'est sans doute un défaut de géographe de penser que le lieu fait sens. Je pense cependant que cette indication a de nombreux avantages :
  1. Un article de Wikipédia n'est pas toujours géolocalisable ; le fait d'indiquer où la photo a été prise permet de voir quelle partie d'un vaste site ou d'un élément géographique est représentée (je pense notamment aux cours d'eau, aux massifs montagneux, etc.).
  2. Donner une indication précise permet à un wiki-photographe d'aller refaire une photo du même lieu dans un contexte différent : avec une meilleure lumière, à une autre saison, lors d'un évènement particulier, après la destruction d'un bâtiment, etc.
  3. Grâce à l'extension GeoCommons de Google Maps, on se rend aisément compte des lieux d'un ville ou d'une agglomération qui mériteraient d'être mieux couverts (voir cet exemple).
Hélas, mon appareil photographique n'est pas doté d'un GPS intégré et il me faut localiser les clichés après coup. On a vite fait le tour des sites qui retrouver aisément les coordonnées du lieu où se trouve. Google Maps permet d'avoir une bonne définition de photos aériennes, mais il ne dispose pas de système indiquant les coordonnées du lieu et je pense que la projection choisie ne respecte pas tout à fait le Lambert II en usage en France. Google Earth permet d'avoir les ccordonnées d'un point mais n'aime guère mon Ubuntu et ça plante très vite.

Il reste donc le Géoportail de l'IGN. Premier défaut du site : il est franco-centré mais ça ne me pose guère de problème pour 99 % des photos que je fais. Deuxième défaut, la qualité des photos aériennes est moins bonne que celle de Gougueule mais on réussit quand même à se répérer, surtout que la définition est la même pour l'ensemble du territoire.
Le troisième défaut qui existait jusqu'alors était l'extrême difficulté à se repérer en ville. Le meilleur niveau de définition des cartes était alors le 1/25 000 : idéal en campagne pour repérer et nommer telle chapelle ou tel château mais bien peu utile en ville. Heureusement, l'Institut géographique national a décidé d'ajouter une couche de plan de villes, ce qui permet de gagner considérablement en rapidité de repérage. Encore plus fort depuis quelques jours, la page d'acueil permet de se rendre directement à une adresse définie en remplissant la bonne case.

Je n'ai toujours pas l'intention de faire l'acquisition d'un GPS pour localiser avec une précision fine (et àmha inutile) mes photos. Je suis de ceux qui pensent que rien ne remplace une bonne carte.

3 commentaires:

Ludo a dit…

Bah en fait, à la Samariataine, on vient de commander un GPS pour nos réflex. Du coup les photos auront les coordonnées (lat et long) dans les métadonnées. Commons sait-il travailler avec ça ?

Guillaume Paumier a dit…

Depuis peu, j'utilise Digikam pour géolocaliser mes photos. Il est possible d'utiliser Google Maps directement dans Digikam, pour repérer un endroit précis, et Digikam met automatiquement à jour les données Exif. Personnellement, la géolocalisation de mes photos est une des étapes qui me prennent le plus de temps et qui retardent le plus la mise en ligne sur Commons. Je n'ai pas encore trouvé d'enregistreur de données GPS qui me convienne, mais c'est un achat que je souhaite effectuer très bientôt, pour m'épargner tout le travail postérieur de géolocalisation.

Pour répondre à Ludo, le système de géolocalisation sur Commons n'est pas basé sur les métadonnées (voir mon billet à ce sujet), mais il existe un robot qui repère les images contenant des données GPS Exif et qui ajoute automatiquement le modèle adéquat.

Jean-Fred a dit…

@Pymouss : Pour GoogleMaps, tu as GeoLocator (http://tools.freeside.sk/geolocator/geolocator.html et http://en.wikipedia.org/wiki/User:Teslaton/Tools/GeoLocator). Même si la fenêtre est un peu petite. Bon, après, pour le Lambert II-machin, je passe...